Depuis le 10 septembre 2012, j’ai intégré le Master Intelligence Economique et Communication Stratégique de l’ICOMTEC, pôle Information – Communication de l’IAE de Poitiers, et je vais vous en parler un peu plus en détail (promis, ce message n’est pas sponsorisé
).
Certains d’entre vous doivent se demander ce qu’est l’intelligence économique et pourquoi je tiens à me spécialiser dans ce domaine. De nombreuses définitions existent et toutes les citer ici serait tellement redondant que même Google n’indexerait pas mon billet, malgré tout je vais vous présenter quelques définitions bien différentes mais complémentaires.
Pour mieux comprendre l’intelligence économique
Le rapport « Intelligence économique et stratégie des entreprises« également appelé « rapport Martre » définit l’intelligence économique comme »l’ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution, en vue de son exploitation, de l’information utile aux acteurs économiques ». Cette définition pose les bases de l’intelligence économique, dans la mesure où elle la décrit comme un système coordonné de maîtrise de l’information « utile ».
Mais s’il y a bien une définition qui m’a marqué, c’est celle d’Eric Delbecque dans son ouvrage L’influence ou les guerres secrètes (Vuibert 2011). Pour lui,
« L’intelligence économique ne constitue ni un objet à part entière, ni une communauté scientifique homogène, ni une méthodologie spécifique bien délimitée. Elle définit en fait un ensemble de comportements, de modes d’action, d’outils et de connaissances permettant d’améliorer le positionnement d’une entreprise sur un échiquier commercial particulièrement concurrentiel. Par conséquent, elle emprunte des connaissances et des approches théoriques issues de nombreuses disciplines (sciences de gestion, communication, droit, science politique, relations internationales, économique, informatique, psychologie, etc.) sans se résumer à aucune. » (p. 97-98)
Dès lors, l’intelligence économique devient une « Chimère qui mord« , un « assemblage d’éléments préexistants : un tête de lion, un corps de chèvre, une queue en tête de dragon, en un mot une chimère. » (métaphore de Christophe Deschamps). C’est ce qui la rend d’ailleurs si intéressante pour moi en tant qu’étudiant : l’intelligence économique est LA discipline qui me permet de développer mes connaissances en psychologie social, gestion d’informations, analyse stratégique, médias, communication d’influence, e-communication, média sociaux, marketing, droit des médias et de l’IE et j’en passe.
À mon sens, l’intelligence économique est une discipline riche, variée et tournée vers l’avenir. Pourquoi ? Plusieurs raisons m’amènent à le penser.
L’intelligence économique, dans son acception française, est d’abord une discipline « récente » puisque formalisée par le rapport Martre en 1994 et, bien qu’elle existe depuis plus longtemps chez nos homologues américains sous le terme « competitive intelligence », l’intelligence économique adopte une perspective différente. Pour approfondir ce décalage sémantique je vous conseille l’article de Frédéric Martinet « Intelligence économique à la sauce anglaise« .
Dans une société qualifiée de « liquide » par Zygmunt Bauman, où la compétitivité est très forte et l’insécurité omniprésente, les acteurs économiques et autres organisations ont besoin de grilles de lectures, de repères, d’indicateurs et d’informations sur leurs environnements afin de mieux se positionner. Or l’intelligence économique peine à se frayer un chemin dans les pratiques des organisations (Delbecque 2011). Mais je suis convaincu que cette tendance changera d’ici quelques années.
Voilà pourquoi étudier l’intelligence économique aujourd’hui est un choix tourné vers l’avenir selon moi. Et puis après tout dès 2013 tous les étudiants seront sensibilisés à l’intelligence économique
Le Master Intelligence Economique et Communication Stratégique à l’IAE de Poitiers
Cela fait un mois que j’ai intégré ce master, donc je ne vais pas vous parler en détail du master, malgré tout je vais vous partager mes premières impressions. Tout d’abord, ma promotion est composée d’étudiants motivés et aux profils divers. J’ai le plaisir de côtoyer en semaine des étudiants qui possèdent des connaissances et compétences que je n’aurais même pas soupçonné, que ce soit en community management, en SEO / SEM, en graphisme et infographies, en sécurité informatique, en publicité, communication, knowledge management etc. C’est génial de pouvoir apprendre des expériences d’autres étudiants, de pouvoir échanger, transmettre et apprendre des autres. Car oui, tous les étudiants n’ont pas les même profils, ni les même expériences, et apprendre des autres est primordial selon moi.
En suite, les enseignements et le corps professoral. N’ayant pas de recul, je ne peux pas vraiment me prononcer, mais malgré tout je suis heureux d’apprendre des choses nouvelles, de découvrir de nouveaux concepts, de nouvelles théories, de nouveaux aspects de l’intelligence économique et de nouveaux outils.
Croyez le ou non, la vie à Poitiers est plus agréable que l’on ne croit. Je vous l’accorde, ce n’est pas Paris, ce n’est pas Londres ni Cardiff, mais c’est une ville étudiante et dynamique. Malgré tout je quitterai cette ville dans deux ans, et avant pour mon stage en entreprise, l’idée de partir vers de nouveaux horizons me motive encore plus à réussir ce master
Quelques perspectives d’avenir ?
À peine entré en master je pense déjà à la suite. Qui sait où je partirai ? Paris, Londres, Canada, Québec, USA ? Les possibilités sont nombreuses et les opportunités seront, je l’espère, intéressantes et pléthoriques.
Pour le moment je souhaite évoluer dans le domaine de l’e-réputation, domaine en pleine expansion même si il sera amené à se stabiliser. Mon intérêt pour l’identité numérique et l’intelligence économique est pour beaucoup dans ce choix, même si celui-ci sera amené à évoluer, se transformer, et pourquoi pas changer complètement ?
D’un point de vue opérationnel, ces deux années de Master sont pour moi l’occasion d’acquérir des compétences et connaissances en plus. À moi conférences et séminaires spécialisés, salons en gestion d’informations et médias sociaux, rencontres professionnelles et afterworks, formations professionnelles et auto-apprentissage.
Deux années pleines d’opportunités s’annoncent. Dans quelques années je regarderai ce billet avec un autre regard, un regard que j’espère plus mature et plus aguerri. Pour finir, je sais que mon intérêt pour l’intelligence économique ne faiblira pas, j’en suis intrinsèquement persuadé, et j’espère que cet article a su en susciter en vous